Elle retrace une partie de l’histoire : « la Famine en Algérie » en restauration en France

L’œuvre, retrouvée au musée de Constantine, a été confié à un atelier de Loix sur l’Île de Ré, en France, pour restauration.

C’est une œuvre méconnue. « Famine en Algérie » est un tableau du peintre français, Gustave Guillaumet, qui retrace une partie de l’histoire coloniale en Algérie. L’œuvre, retrouvée au musée de Constantine, a été confié à un atelier de Loix sur l’Île de Ré, en France, pour restauration.

Peinte en 1868, cette œuvre est un des derniers témoignages de la famine qui a frappé l’Algérie il y a 150 ans. La restauration doit être achevée pour le début du mois de juin et l’atelier engage une véritable course contre la montre pour être au rendez-vous d’une rétrospective consacrée à Gustave Guillaumet à La Rochelle.

La restauratrice, Pascale Brenelli s’active pour redonner tout son lustre à cette toile de 3m10 sur 2m30. Elle doit être prête début juin pour le lancement de la rétrospective consacrée à Gustave Guillaumet aux musée des Beaux-Arts de La Rochelle. Une rétrospective qui rassemblera une centaine d’œuvres du peintre orientaliste.

Pendant trois ans, de 1866 à 1868, l’Algérie, à l’époque sous le joug du colonialisme, a été frappée par une série de catastrophes agricoles. Le cycle de famines qui s’en est suivi a décimé le quart de la population du pays. En peignant ce douloureux épisode de l’époque coloniale, le peintre orientaliste Gustave Guillaumet a fait œuvre d’historien puisque son tableau est un des rares témoignages de cette catastrophe.

Mais l’œuvre est restée méconnue en Algérie. Le travail de sa restauration consiste d’abord enlever le vernis d’origine pour débarrasser l’œuvre de son aspect jaunâtre, dû à l’oxydation et lui redonner ainsi ses couleurs d’origine. Mais ce ne sont pas les seuls dommages infligés à l’œuvre par le temps qui passe. Certaines couleurs ont aussi disparu.

Pascale Brenelli doit donc mastiquer la toile. « Les parties qui n’ont plus de couleurs forment des fractures dans la matière picturale. Le masticage va permettre de redonner une unité à la couche picturale et de tout remettre sur le même niveau », explique la restauratrice.

Massinissa Ikhlef 

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