Londres – Alger à 80.000 DA Ça c’est de la politique touristique !

Par un malheureux concourt de circonstance (décès d’un très proche parent), nous eûmes à nous déplacer à Béjaïa. Temps maussade, chauffards à la pelle, ajoutés à la tristesse du moment.

Arrivés sur les lieux, nous ne reconnaissons pas la coquette ville côtière de Tichy. Les platanes et les eucalyptus centenaires qui bordaient la longue route nationale N° 9 et qui cachaient la misère des lieux ont tous été déracinés pour cause d’un élargissement de la chaussée. Ne peut-on pas élargir tout en les replantant ? Les poids lourds et tous les véhicules qui empruntent cette route ont tout le loisir d’asperger les brochettes et poulets rôtis exposés à même l’asphalte. Bientôt l’été et les commerçants qui ne vivent que de cela, ne se préoccupent aucunement des conditions d’hygiène. La mairie non plus d’ailleurs.

Lors de la Djanaza, les discussions portent essentiellement sur la bonté et la générosité du défunt, sur le crash d’avion ayant fait 257 morts, sur le blocage des activités de Cevital au port de Béjaïa et bien évidement sur l’état de santé du président.

Des parents accourus du Royaume Uni nous questionnent sur notre politique de développement du tourisme, en nous apprenant que le billet d’avion Londres-Alger (400 euros), même pour trois journées, coûte plus cher qu’un Londres-Singapour pour un mois !

Quelle réponse apporter ? Aucune. Si ce n’est celle de l’incompétence et du manque de professionnalisme en la matière. Après l’enterrement, tout le monde est rentré chez soi après de multiples rasades d’eau minérale et de gazouz made in bladi.

A Béjaïa, Tichy ou Tichy pas, tu crèves quand même…

M. Kassi

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