Tunisie, Bras de fer entre syndicats

Ce ne sont pas des désaccords entre pouvoirs publics et représentants des travailleurs, ce qui aurait été normal et dans l’ordre des choses, mais entre syndicats eux-mêmes.
Proclamations incendiaires et bras de fer entre les syndicats tunisiens au sujet des dossiers économiques et sociaux d’actualité. En effet, L’UGTT (Union Générale des Travailleurs Tunisiens) et l’UTICA (Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat) ne se sont pas faits de cadeaux depuis plusieurs semaines. Il a fallu l’intervention du président de la république Béji Caïd Essebsi pour essayer de calmer les esprits surchauffés des leaders syndicaux. Une réunion a, en effet,  rassemblé, avant-hier, au Palais de Carthage les secrétaires généraux des deux organisations  syndicales où Essebsi  a «tenté de rapprocher les points de vue et apaiser les tensions.»

La réunion devait déboucher sur l’accord «au sujet des priorités économiques et sociales» qu’une commission ad hoc, installée dans cet objectif, était chargée de proposer.

Les participants à cette réunion ont tenu à rappeler leur attachement au dialogue dans le cadre du Document de Carthage et la mise à jour des priorités.» Ils ont également mis l’accent sur l’urgence à s’entendre sur des programmes pragmatiques et des dispositions nécessaires pour  améliorer la situation et à redonner espoir aux Tunisiens.

L’invitation par le président tunisien Essebsi  des représentants des travailleurs renseigne sur «l’ampleur de la crise et l’urgence de dépasser les divergences, voire les intransigeances et ne faire prévaloir que l’intérêt … de l’ensemble des Tunisiens» souligne-t-on. Cela devrait procurer aux Tunisiens plus de confiance et de sérénité en l’avenir, la voie du dialogue et de la concertation ayant toujours été le moyen de sortie de crise en Tunisie depuis 2013. Elle  est aujourd’hui et plus que jamais de mise.

Le refus d’aller vers un remaniement ministériel ou la satisfaction de toutes les revendications patronales et/ou syndicales a été souligné dans des organes de presse proches du pouvoir en Tunisie. Les syndicats tunisiens n’arrivent pas à s’entendre sur un  minimum afin d’arracher certaines revendications des couches sociales les plus défavorisées parmi les travailleurs.

Slimane Chabane

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