U.S. : Scandale de facebook, Mark Zuckerberg devant le congrès américain

Mark Zuckerberg, propriétaire du réseau social Facebook, a été auditionné deux fois par les représentants du peuple américain au niveau des deux chambres. La première fois par les membres de la chambre des représentants (députés) et la seconde fois, par les membres du congrès (sénateurs). En tout, son témoignage a duré plus de 10 heures sur deux jours, le mardi et le mercredi. La raison de cette convocation est l’utilisation de données personnelles des utilisateurs de Facebook. Ainsi, ils sont des dizaines de millions des clients sur les deux milliards abonné au dit réseau social à avoir été victimes de l’exploitation de leurs données à leur insu. Malgré les menaces de certains sénateurs consternés par le scandale Cambridge Analytica, Mark Zuckerberg a paru plutôt détendu et calme. Le patron de Facebook a évité les questions les plus problématiques sur la protection des données de ses clients tout en déclarant que ses propres données ont été téléchargées et exploitées. Toutefois, il n’a pas nié que des données privées des utilisateurs de Facebook aient été exploitées et il s’en est excusé. Il a même que reconnu que Cambridge Analytica se soit pourvu en renseignements via Facebook.

Il est à rappeler que ce qui est appelé «le scandale Cambridge Analytica» vient du fait que ce centre britannique d’analyses et de synthèse a déjà travaillé avec des gouvernements de pays étrangers à l’occasion d’élections. Il a donc utilisé des donnes personnelles de «facebookeurs» non seulement à des fins lucratives mais sans leur permission. Dans cet ordre d’idées, un sénateur américain a révélé que «cette collaboration entre Cambridge Analytica, la boite britannique, et certains gouvernements des pays du tiers monde, a certainement influencé les élections qui se sont déroulées en Inde, au Brésil, au Mexique et au Kenya.» Est-ce cela qui est arrivé aux Etas Unis durant les présidentielles à l’issue desquelles Donald Trump a été élu ?  Le doute est toujours de mise, le feuilleton de l’enquête n’ayant toujours pas abouti, quant à l’implication de la Russie en faveur de l’actuel président et au désavantage de Hillary Clinton.

Certains observateurs affirment que même lors des élections sur le brexit, les électeurs ont pu être influencés. D’une manière générale, ce sont toujours les courants conservateurs et populistes qui sont favorisés lors d’élections où les données de Facebook sont exploitées par Cambridge Analytica.

 «Toutes vos informations sont incluses » via l’option « télécharger mes données »

A la question d’un sénateur «Y a-t-il une option pour télécharger toutes les informations que Facebook a sur moi, y compris les sites que j’ai visités ? » la réponse de Mark Zuckerberg a été « Oui, vous pouvez télécharger tous les contenus que vous avez sur Facebook.»

Cela n’est que la partie des informations que possède le réseau sur les personnes. Comme Google, Facebook suit tous les internautes aux quatre coins du Web, qu’ils aient un compte ou pas.

L’Union européenne, qui en est actuellement à la réflexion sur une législation de protection des données de ses citoyens essaie de combattre cet espionnage informatique mais ces données, Facebook les garde jalousement.

«Les utilisateurs de notre réseau ont la possibilité d’effacer toutes leurs données» affirme Zuckerberg mais «l’administration» de Facebook peut encore voir les données, notamment les messages qui seront reçus même après la fermeture d’un compte.

Slimane Chabane

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